Hyppolite Bayard
Nicéphore Niépce
Histoire de la photographie
Henry Fox Talbot
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Toujours en 1839, l’annonce de l’invention du daguerréotype incita l’anglais William Henry Fox Talbot à reprendre des recherches interrompues, dont les débuts remontaient à 1834. En 1841, il breveta le calotype, premier procédé négatif/positif qui permettait la multiplication d’une même image grâce à l’obtention d’un négatif intermédiaire sur un papier au chlorure d'argent rendu translucide avec de la cire. Comme pour le daguerréotype, l'image latente était ensuite révélée au moyen d'un produit chimique, le révélateur : une solution d'acide gallique et de nitrate d'argent. Une seconde feuille de papier recouverte aussi de chlorure d’argent était ensuite exposée au travers du négatif translucide, pour donner le positif final.
En juillet 1839, un autre français Hippolyte Bayard découvrit le moyen d’obtenir des images directement positives sur papier. Un papier recouvert de chlorure d'argent était noirci à la lumière puis exposé dans la chambre obscure après imprégnation dans de l'iodure d'argent. Le temps de pose était de 30 minutes à 2 heures.
Le premier siècle des procédés photographiques Le premier procédé photographique ou héliographie a été inventé par Nicéphore Niépce vers 1824. Les images étaient obtenues avec du bitume de Judée étendu sur une plaque d'argent, après un temps de pose de plusieurs jours. En 1829, Niépce associa à ses recherches, Louis Jacques Mandé Daguerre. En 1832, ils mirent au point, à partir du résidu de la distillation de l’essence de lavande, un second procédé produisant des images en une journée de temps de pose. Niépce mort en 1833, Daguerre continua seul les travaux et inventa, en 1838, le daguerréotype, premier procédé comportant une étape de développement. Une plaque d'argent recouverte d’une fine couche d'iodure d'argent était exposée dans la chambre obscure puis soumise à des vapeurs de mercure qui provoquaient l'apparition de l'image latente invisible formée au cours de l'exposition à la lumière. Ce développement consistait en une telle amplification de l'effet de la lumière, que le temps de pose ne dépassait pas 30 minutes. Le fixage était obtenu par immersion dans de l'eau saturée de sel marin.
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